chronique – milk and honey, the sun and her flowers ; rupi kaur

meth

Auteur: Rupi Kaur

Éditeurs: Andrews McMeel Publishing

Collection: /

Date de parution: 6/10/15

Pages: 204

Prix: 13,00€

résumé

this is the journey of
surviving through poetry
this is the blood sweat tears
of twenty-one years
this is my heart
in your hands
this is
the hurting
the loving
the breaking
the healing

mon avis

milk and honey
et the sun and her flowers
sont deux recueils de poésie
écrits par rupi kaur –
en réalité, ce sont tellement plus
que des recueils de poésie.
chaque livre est un musée
et chaque poème une œuvre d’art,
tellement minimaliste, fragile,
simple qu’elle contient toute la beauté du monde
et sa laideur dans les courbes de ses
lettres. ce sont deux livres
exceptionnels qui deviendront des
classiques de la poésie contemporaine.
rupi kaur est la poétesse de notre temps.
jamais aucun livre ne m’a semblé
aussi beau, aussi
destructeur et aussi réparateur à la fois.

milk and honey
est une autobiographie sous forme
de poèmes, généralement accompagnés
de dessins très minimalistes.
le premier livre est découpé en quatre parties
– the hurting, the loving
the breaking, the healing.
rupi versifie sa vie, ses douleurs,
ses cicatrices intérieures.
violée enfant, persécutée adulte,
méprisée toute sa vie à cause de son sexe.
ce roman est d’une brutalité incommensurable
mais en même temps d’une douceur
et d’un pardon inimaginable.
milk and honey
et the sun and her flowers
sont deux livres qui ne connaissent pas de fin ;
ils vivent en nous pour toujours
et hantent nos cœurs.

la première chose qui distingue
ce livre des autres
est sa mise en page.
quelques lignes parfois,
en vers ou en prose.
c’est terriblement simple et
pourtant tellement beau.
ça brise, ça arrache,
ça tue, ça consume,
et ça répare.
les idées défendues par rupi kaur
se distinguent dans chaque mot
dans chaque courbe,
dans chaque virgule.
ce n’est pas surfait,
c’est humain ; l’encre est empreinte
d’imperfections, grêlée d’incertitude.
ce sont de jolis mots
de belles consonances
qui hurlent la beauté et la laideur du monde
lorsque j’ai lu ce livre, j’ai tenu
quelques heures
le monde entre mes mains. la réalité
humaine. les sentiments parfois extrapôlés
parfois minimisés, les émotions
tantôt destructrices tantôt
réparatrices.

les sujets traités entre les lignes noires
sont actuels, contemporains – comme
l’écriture. ils sont nombreux
et tellement puissants, forts, importants.
rupi kaur est une féministe qui mène un des
plus beaux combats – pas de haine dans ses propos,
même à l’égard de ceux qui l’ont violée,
détruite, arrachée à sa jeunesse et détruite
encore, seulement des regrets et une force
et un courage sans
failles. j’admire énormément rupi pour
cette force incroyable
qu’elle tient entre ses paumes.
la foudre, les éclairs, les planètes,
tout entre ses mains.
elle prône la beauté de la femme,
sa capacité à toujours se relever,
sa force, un été éclatant dans un morne
hiver, elle encourage, appelle
des millions de femmes à se relever,
à prendre conscience qu’elles ont en elles
un soleil qui se lève et qui
ne se couchera jamais.
qu’elles peuvent tomber amoureuses
autant qu’elles le veulent – même avec leur
solitude, qu’il ne faut jamais
se sentir coupable de recommencer.
c’est peut être le message que j’ai le plus
apprécié : ne jamais se sentir coupable de
recommencer. une véritable
ode à l’amour, à l’erreur, aux regrets,
aux renouveaux. malgré cela,
la poétesse n’oublie pas de
peindre l’horreur et la force de certains
chagrins, de certains actes impardonnables
– le viol, l’emprisonnement de la femme.
la rage, l’indicible tristesse s’expriment à
travers des paroles travaillées et travaillées
encore et encore et pourtant naturelles.
un long monologue intérieur
qui brise qui encourage qui détruit
qui perfore les poumons le cœur l’âme
qui fane avant de refleurir.

je pense sincèrement que les livres
de rupi kaur ont marqué une césure dans
la littérature. une certaine anacrouse.
elle a inspiré des milliers de femmes,
a engendré des dizaines de milliers de recueils
qui révolutionnent la société et
aideront des centaines de milliers de femmes
à se relever.
même si la question de la femme
est beaucoup présente,
ce livre doit être lu par tout le monde.
ce n’est pas qu’une histoire ce conditions,
c’est une histoire d’émotions.
c’est la réalité que touche l’auteure
avec ses mots. ses ailes sont de cire,
mais aucun soleil n’est capable de les brûler.
milk and honey est un printemps
à faire fleurir dans les mains de tout le monde.
ce genre de livres casse quelque chose en nous.
on en ressort changé, grandi,
dix fois brisé mais un millier de fois réparé.
rupi a réussi à toucher un point sensible
commun à l’humanité toute entière
avec ses mots.
milk and honey et
the sun and her flowers
ne sont pas des livres.
ce sont le scalpel et le pansement.
la souffrance et la guérison.
et lorsque la réalité du monde
me semblera trop froide
je me réfugierai
dans cette constellation de sentiments
d’émotions d’amours et d’espoirs.
surtout d’espoirs.

en bref

le livre que j’ai toujours cherché à écrire
qui aide et qui aidera
des millions de personnes à apercevoir
la lueur ténue au fond du tunnel.
le livre qui aidera l’humanité entière
à se relever quand elle sera
a genoux. un soleil qui se lève,
et qui jamais ne se couche.

extraits

“never feel guilty for starting again.”

__

“i stand
on the sacrifices
of a million women before me
thinking
what can i do
to make this mountain taller
so the women after me
can see farther
– legacy”

__

“this morning
i told the flowers
what i’d do for you
and they blossomed”

__

“i want to apologize to all the women i have called beautiful
before i’ve called them intelligent or brave
i am sorry i made it sound as though
something as simple as what you’re born with
is all you have to be proud of
when you have broken mountains with your wit
from now on i will say things like
you are resilient, or you are extraordinary
not because i don’t think you’re beautiful
but because i need you to know
you are more than that”

__

“i didn’t leave because
i stopped loving you,
i left because the longer
i stayed the less I loved myself.”

__

“you tell me to quiet down cause my opinions make me less beautiful but i was not made with a fire in my belly so i could be put out i was not made with a lightness on my tongue so i could be easy to swallow i was made heavy half blade and half silk difficult to forget and not easy for the mind to follow”

__

“i am a museum full of art
but you had your eyes shut”

chansons

coup de coeur

Publicités

4 commentaires sur « chronique – milk and honey, the sun and her flowers ; rupi kaur »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s