chronique – la danse de la méduse ; stefanie höfler

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auteur: stefanie höfler
éditeur: hachette
collection: /
pages: deux cent trente cinq

résumé

sera est la plus jolie fille de sa classe et a quantité d’amies et d’admirateurs. nikolas est  seul, isolé, souvent victime de moqueries et de farces douteuses, parce qu’il est trop gros. sera est populaire, nikolas n’a que deux amis. petit à petit, tous deux s’apprivoisent. sera est déroutée par ce garçon trop gros à l’imagination fertile, troublée aussi par ses jolies fossettes et ses yeux verts. nikolas est fasciné par cette jolie fille sensible, et se sent devenir plus léger…

  • un grand merci aux éditions hachette pour ce livre !

mon avis

ce livre doit être lu. c’est tout. si tout le monde lisait la danse de la méduse, le monde irait beaucoup mieux. à vrai dire, je ne m’attendais pas à autant m’attacher à ce livre. je connaissais le sujet — la grossophobie — mais je savais aussi que les personnages étaient jeunes — treize ou quatorze ans — et que par conséquent, le livre était assez jeunesse. oui, il est évident que c’est un livre destiné majoritairement aux collégiens. mais. il n’empêche que ce livre est très beau, et bien écrit. il n’y a rien de trop mièvre ou enfantin — je l’ai trouvé mieux écrit et beaucoup plus pertinent que certains young adult.

on suit dans ce livre nikolas et sera, deux jeunes de quatorze ans. nikolas est un garçon rejeté et méprisé par les autres élèves à cause de son poids. nikolas est gros, il le sait, et les remarques méchantes de ses camarades de classe ne l’atteignent pas. nikolas est un personnage très drôle, mignon, et vraiment bien construit en si peu de pages. j’ai préféré nikokas à sera. cette dernière est la petite préférée de la classe, a les amis les plus beaux et les plus appréciés. lesdits amis sont ceux qui harcèlent le plus nikolas. évidemment. pourtant, un soir, sera invite nikolas à danser avec elle devant toute la classe. s’ensuit alors un long périple entre nikolas et sera, drôle et peu commun.

évidemment, quelques clichés peuplent le livre. et pourtant, je l’ai trouvé assez différent des autres. nikolas ne cherche pas à changer son apparence, il se sent bien comme ça. la grossophobie est de plus en plus souvent abordée, et beaucoup d’auteurs décrivent le surpoids comme un fléau, genre la maladie de notre génération ; tous les adolescents veulent perdre du poids car ils ne s’aiment pas comme ça. soyons honnêtes, il y en a. mais maintenant on a le droit à des personnages qui ne veulent pas changer, qui aiment leur apparence, et qui se fichent des autres. (merci leah & becky albertalli !). dans ce livre, c’était parfaitement abordé. c’était un bras tiré aux qu’en-dira-t-on.

concernant sera, l’autrice fait tout pour qu’on l’apprécie — et c’est le cas , je l’ai appréciée — mais elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. je trouve son envie de soudainement parler à nikokas un peu abrupte. mais elle ose, et c’est bien la seule. sera est mignonne dans son genre. elle s’ouvre petit à petit, c’est délicat. elle évolue et change, mais elle ne se défait pas de ses interrogations, ni du jugement des autres. elle aura plus de profondeur vers la fin du livre. le livre alterne entre le point de vue de nikolas et de sera, et c’était indispensable selon moi. on connaissait les pensées des deux personnages, et on arrivait à mieux cerner leur évolution. les réflexions qu’ils ont l’un sur l’autre sont douces et bienveillantes, malgré le fond teinté de violence du livre.

stefanie höfler a su écrire un livre juste, avec plusieurs point de vue, des incertitudes, de la bienveillance, malgré une violence sous-jacente. le contraste renforçait la justesse du livre. il est important de lire et de faire lire ce livre. la plume est agréable, jolie et douce. les chapitres très courts donnent au livre un bon rythme et empêchent les longueurs. un livre sur l’acceptation de soi, sur l’amour et l’amitié, et surtout un livre qui donne envie de tout vivre en trois dimensions.

en bref

un roman sur la grossophobie important, servi par des personnages attachants, drôles et sincères. la danse de la méduse est un livre à lire pour démonter certains clichés.

citations

“frein temporel, c’est le nom qu’on donnerait à la machine imaginaire pour arrêter le temps dès qu’on en a envie. tout à l’heure, je dirai à nick qu’il faudrait pouvoir arrêter le temps. comme ça d’un coup. et aussi longtemps qu’on veut. après, je me laisse tomber, vers l’avant, là où je venais justement de me jurer que jamais je ne sauterais”

___

“j’aimerais que rien ne change, reprend-il. rester pareil mais que ma vie soit quand même plus facile. tu comprends ?”

musiques lors de ma lecture

slow love – mo

hey you – pony pony run run

shots – imagine dragons

4/5

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