“c’est soi-même que l’on abîme le plus, quand on fait souffrir quelqu’un.”

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“l’amour est une catastrophe magnifique: savoir que l’on fonce dans un mur et accélérer quand même; courir à sa perte, le sourire aux lèvres; attendre avec curiosité le moment où cela va foirer. l’amour est la seule déception programmée, le seul malheur prévisible dont on redemande.”

– l’amour dure trois ans ; frédéric beigbeder

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“on aime vraiment le jour où l’on ne sait plus pourquoi.” – pas exactement l’amour ; arnaud cathrine

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“et il ne pourra pas résister plus longtemps : il finira par admettre qu’il a relégué son amour pour moi tout au fond de lui, alors il ira, il y trouvera notre amour inchangé quoique blessé d’avoir été écarté, il lui fera signe de le suivre, il remontera à la surface des vivants avec lui, il empoignera cet amour et le remettra à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, la place du cœur.”

– à la place du cœur ; arnaud cathrine

[Chronique] Je suis une légende

Auteur: Richard Mathesonjsul

Éditeurs: Folio

Collection: Folio SF

Date de parution: 2001

Pages: 228 pages

ISBN: 978-2-07-041807-7

Résumé: Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme. Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

Mon avis:

J’ai lu ce livre en lecture commune avec La passion de lire, que je remercie. Si vous voulez voir son avis sur ce livre c’est ici.

Mon ressenti est plutôt contrasté; j’ai bien aimé ce livre dans l’ensemble mais certains détails ont rendu ce livre moins agréable à lire.

Ce livre nous raconte l’histoire de Robert Neville, le dernier survivant d’une épidémie qui a transformé tous les humains en vampire. Il tente chaque jour de survivre à leurs attaques à la tombée de la nuit.

Qui dit dernier survivant dit seul, et ce fut là le problème principal; Robert est seul, et ne peut donc parler à personne. Les dialogues ont donc manqué dans ce livre, ce qui a entraîné plusieurs longueurs durant ma lecture. Cette solitude forge en nous l’espoir d’un éventuel autre survivant.

De plus, l’épidémie est complexe et notre personnage principal cherche à la comprendre, afin de trouver un éventuel remède. Les mots scientifiques fusent donc beaucoup dans certains passages, ce qui complique ce livre et le rend encore une fois ennuyeux. Ces mots complexes nous poussent à réfléchir et entraînent beaucoup de questions, dont certaines restent pour ma part, sans réponses.

Cependant, j’ai bien aimé voir le mythe du vampire , qui était très bien mis en scène sur un fond apocalyptique, loin du mythe de Dracula. J’ai aussi bien aimé suivre Robert dans sa survie, dans sa traque des vampires et dans ses moments de désespoir et de solitude.

En bref:

Malgré les longueurs prédominantes et le vocabulaire scientifique, ce livre était intéressant et les pensées du dernier survivant très bien exprimées. Un classique de la science fiction parfait pour Halloween.

«Si je pouvais mourir maintenant, songea-t-il. Doucement, paisiblement, sans peur et sans cris. Si je pouvais la rejoindre. Si au moins je pouvais y croire…»

Ma note: 3/5